Actualités

Une intervention militaire en Syrie évoquée par Londres et Paris

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La France et la Grande-Bretagne ont prévenu jeudi le président syrien Bachar al Assad qu'une opération militaire destinée à mettre en place une zone de sécurité pour les civils était envisagée, malgré la paralysie du Conseil de sécurité des Nations unies.

L'adoption d'une résolution en ce sens par le Conseil de sécurité paraît impossible étant donné le blocage de la Russie et la Chine. Mais plusieurs pays pourraient intervenir en dehors de l'autorité de l'Onu, comme cela avait été le cas au Kosovo en 1999.

"Nous n'écartons rien et avons prévu des solutions pour un large éventail de solutions", a déclaré le chef de la diplomatie britannique William Hague lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue français Laurent Fabius avant la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de sécurité, qui doit aborder les moyens de résoudre la crise humanitaire en Syrie.

"Nous devons également dire clairement que tout ce qui ressemble à une zone de sécurité nécessite une intervention militaire, et c'est bien sûr quelque chose qui doit être considéré avec beaucoup de précaution", a-t-il ajouté.
"De telles propositions soulèvent des questions importantes et nécessitent un examen approfondi et critique", a pour sa part déclaré le vice-secrétaire général des Nations unies Jan Eliasson.

De son côté, Laurent Fabius a estimé que "si Assad tombe rapidement, alors la reconstruction pourra commencer. Mais si malheureusement le conflit se poursuit, alors nous devons examiner plusieurs solutions. Nous devons être réalistes."

Mercredi, le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, a exhorté l'Onu à instaurer une zone refuge en Syrie pour les civils fuyant les combats qui font rage entre le régime de Damas et les insurgés, alors que le conflit dure maintenant depuis un an et demi.
 

L'UE soutient l'accès à la santé pour 4 millions de Tunisiens défavorisés

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La Commission européenne a adopté un nouveau projet, à hauteur de 12 millions d'euros, dont l’objectif est de réduire sensiblement les inégalités d'accès à la santé dans 13 régions parmi les plus défavorisées de la Tunisie, à l'Ouest et au Sud du pays, qui représentent près de 40% de la population tunisienne.

 

Ce projet devrait bénéficier directement à 4 millions de personnes en facilitant l'accès aux soins de base, en augmentant la qualité des soins et en améliorant les conditions d'accueil dans les centres de santé.

Les actions principales du projet couvrent à la fois l'achat d'équipements pour les services ambulatoires, l'acquisition de nouveaux véhicules pour le transport médical et le renforcement des compétences du Ministère de la Santé.

Concrètement, ces mesures vont permettre d’accroître les prestations offertes à la population, comme les examens et les services spécialisés. Ainsi, par exemple, le dépistage précoce pour les maladies chroniques liées au vieillissement de la population sera généralisé dans ces régions.

L'appui à la santé figure parmi les priorités dans la coopération entre l'UE et la Tunisie. Tout l’enjeu réside dans la nécessité de donner aux autorités tunisiennes les moyens de faire face à la transition démographique et épidémiologique à laquelle le pays est aujourd’hui confronté, alors même que le vieillissement de la population oblige à engager des réformes forcément coûteuses, mais absolument nécessaires.

Par ailleurs, ce soutien prend une dimension particulière dans le contexte de la transition démocratique que connaît le pays. L’objectif de l’UE est donc d’associer au maximum la société civile, non seulement au pilotage, mais également à la réalisation du projet, en faisant notamment appel aux représentants des prestataires de soins, au Conseil de l’Ordre des médecins, ainsi qu’aux associations régionales et locales de lutte contre certaines maladies chroniques.

Source Europa.eu


Pour en savoir plus sur le sujet, voir les liens suivants :

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/12/886&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

http://ec.europa.eu/europeaid/index_fr.htm

http://ec.europa.eu/europeaid/where/neighbourhood/country-cooperation/tunisia/tunisia_fr.htm

http://ec.europa.eu/world/enp/index_fr.htm
 

Syrie : intenses combats à Alep

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Les rebelles syriens ont multiplié mardi leurs attaques contre des positions du régime à Alep, la métropole stratégique du nord de la Syrie, où les troupes du régime sont confrontées à une résistance farouche.


Dans la nuit de lundi à mardi, les insurgés ont attaqué avec des roquettes RPG le siège du tribunal militaire dans la ville ainsi qu'un poste de police et une branche du parti Baas au pouvoir dans un quartier du sud d'Alep, selon une ONG.
Des combats ont également éclaté près du siège des puissants renseignements aériens, dans le quartier d'al-Zahra dans l'ouest, selon la même source.
Les combats ont également repris à Damas, tombée de nouveau sous le contrôle de l'armée après une semaine d'affrontements à la mi-juillet. Les accrochages ont eu lieu notamment dans le quartier de Kafar Soussé après une attaque rebelle aux roquettes RPG contre un barrage de l'armée.
Les rebelles avaient déjà marqué un point lundi en prenant un poste de contrôle clé leur permettant d'acheminer renforts et munitions à Alep, deuxième ville et poumon économique du pays où se joue une bataille cruciale entre insurgés et régime.
Plusieurs quartiers, notamment Salaheddine, dans le sud-ouest, étaient bombardés mardi matin, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). La télévision d'Etat syrienne a affirmé de son côté que l'armée "poursuivait les groupes terroristes dans des quartiers d'Alep, leur infligeant des pertes énormes".

Le front d'Alep a été ouvert le 20 juillet et l'assaut de l'armée a été donné samedi après l'arrivée de renforts militaires dans la ville.
Les bombardements par hélicoptères et à l'artillerie lourde dans cette ville de 2,5 millions d'habitants et ses environs ont jeté sur les routes ces deux derniers jours quelque 200.000 personnes, selon l'ONU.


Lundi, les violences à travers le pays ont fait 93 morts, dont 41 civils, 33 soldats et 19 rebelles.


Face à l'escalade du conflit, la France, qui prend la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU en août, va demander d'ici la fin de la semaine une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de cette instance.

 

Le Mouvement citoyen algérien en France s'élève contre la cherté des billets d'avion

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Dans une lettre ouverte, cette association pointe du doigt le prix excessif des billets d'avion en direction de l'Algérie.

 

Monsieur le ministre des Transports, Amar Tou

Monsieur le secrétaire d'État chargé de la communauté algérienne à l'étranger, Halim Benatallah

Monsieur le PDG d'Air Algérie, Mohamed Salah Boultif

Messieurs les décideurs,

C'est un crime de priver de vacances ces milliers de familles modestes, ces enfants qui aiment tant se rendre dans leur pays d'origine voir les grands parents, la famille sans oublier la fête de l'Aïd.

Notre association est destinataire de réclamations et doléances légitimes émanant de milliers de familles algériennes nombreuses et modestes de France et d'Europe concernant le tarif du billet d'avion et de bateau.

Si nous sommes harcelés aujourd'hui, c'est par ce que l'année dernière lors de la grève sauvage des PNC d'Air Algérie où on a vu des milliers de nos compatriotes jetés dans les aéroports européens dans le mépris et l'indifférence totale, nous avons alors décidé de nous organiser en association pour réclamer le droit à la dignité et l'indemnisation de tous les naufragés d'alors. Après une rencontre avec le PDG d'Air Algérie, M. Boultif à Paris, nous étions convaincus de sa sincérité et de sa compétence à mettre fin aux aléas de ce voyage annuel qui devient une corvée au lieu d'être un plaisir de retrouver son pays et les siens ! Pour cela, nous avions en commun accord avec la direction de cette entreprise publique décide d’arrêter nos actions.

Cette année, c'est du prix exorbitant du billet dont il s'agit ! Nous nous sommes rendus au comptoir de la compagnie Air Algérie à l'aéroport de Roissy CDG, c'est la stupéfaction puisque non seulement le prix du billet pour ce mois d’août est à partir de 475 €, c'est que pour le retour tout est complet jusqu'au 10 septembre ! Alors que la rentrée scolaire est pour le 1e septembre.

Et comment le comparateur des tarifs par compagnie sur Internet, on constate qu'Air Algérie est plus cher qu'Aigle Azur ou Alitalia... Paris/Alger entre 475 et 900€!!!! C'est un vol qualifié et une arnaque organisée, c'est honteux et abusé....

Messieurs les responsables, les solutions existent sauf qu'il va falloir en avoir l'envie et la volonté de servir cette population qui subit les foudres du monopole qui devient à la fin insupportable ! C'est bien de fermer l'espace aérien pour des raisons qu'on ignore d'ailleurs mais les tarifs sont bien fixés par vos soins, c'est la réponse qui nous a été donnée par la Direction de l'aviation civile française.

Nous estimons que cette année du cinquantenaire de notre indépendance, cette communauté qui a activement participé à la libération de notre pays, je parle de la Fédération de France... Pour un pays aussi riche que le nôtre, cette communauté a droit à sa part équitablement! Pourquoi ne pas l’exonérer de la taxe aéroportuaire principalement cette année puis une fois par an!!! C'est possible! L’Algérie n'attend pas cette taxe pour vivre ! Avec tous les gaspillages qu'on connaît ! Exemple : le maire d'Annaba qui débourse près d'un milliard pour payer le cacher d'une artiste oriental ! Tout cet l'argent public qui s’évapore!!!

Aujourd'hui c'est le mépris qui prévaut dans tous les domaine. La communauté la plus importante en France n'est pas organisée et mal représentée contrairement à nos voisins tunisiens qui sont représentés par 10 députés bien élus ou alors les Marocains où leur consei consultatif active agréablement dans l’intérêt de leur pays et des populations!

Nos pseudos élus issus de la fraude et certains ont même commis des actes contraire à la moral et nos traditions...

Il suffit de faire un tour au consulat général à Paris pour comprendre. Un désordre inouïe, un vrai souk et un consul général complètement dépassé par les événements. Contrairement à son précédant qui a voulu faire du consulat général un parti politique, celui-ci se dit diplomate, l’état civil ce n'est pas trop son truc !!! C'est lamentable et indigne d'une Algérie rêvée par nos glorieux martyrs.

Enfin, la solution c'est de faire des rotations de nuit entre les villes principales de France et d'Algérie pendant que les avions dorment aux aérogares où alors en affréter comme vous savez bien le faire pour le Hadj et la Omra!

Nous considérons que cette entreprise publique doit garder en priorité son caractère de service public, rendre service donc avant tout calcul de profits sur le dos de nos compatriotes, privés du droit fondamental qui est d'avoir la possibilité de choisir.

Pour votre information, la compagnie Transavia est prête à faire à moins de 200€ un Paris /Alger.

Il y a urgence mais tout est possible! Nous souhaitons une concertation rapidement pour conjuguer nos efforts afin de trouver les solutions adéquates et rendre le sourire à tous ces enfants et familles qui sont aujourd'hui dans le désarrois. Inutile de faire du vent et de l'agitation, chez nous le dialogue est toujours privilégié.

Veuillez, agréer, Messieurs, l’expression de mes salutations cordiales.

Paris, le 25 juillet 2012

Le coordinateur

Omar Aït Mokhtar

Mouvement citoyen algérien en France 26, Boulevard de Charonne 75020 Paris Courriel: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Tél: 0660475372
 

Combats sans précédents à Damas

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Les bombardements de l'armée syrienne ont repris lundi sur le quartier al-Tadamone à Damas, ont rapporté des militants, faisant également état d'affrontements dans la ville, au lendemain des combats les plus violents ayant secoué la capitale depuis le début de la révolte.
En outre, selon les Comités locaux de coordination (LCC, opposition), de violents combats entre l'armée régulière et l'Armée syrienne libre (ASL), formée essentiellement de déserteurs, "ont lieu dans les quartiers de Kafar Soussé et Jobar".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également fait état de "combats à l'aube dans le quartier de Kafar Soussé entre des combattants rebelles et des soldats d'un convoi passant dans la zone".

Selon l'OSDH, ces affrontements d'une intensité sans précédent ont opposé soldats et rebelles, notamment dans le sud de la capitale, également en proie à des bombardements des forces du régime.
 

Tunisie : une aide de plusieurs millions d’euros attribuée par l’UE

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Deux conventions de financement ont été signées, lundi 9 juillet 2012, entre la Tunisie et l'Union européenne visant à soutenir la transition démocratique dans le pays.

 La première Convention portant le nom de « Programme d'Appui à la Société Civile » (PASC) s'inscrit dans le cadre du programme de l'UE en soutien du partenariat, des réformes et de la croissance inclusive (PRING), qui permet de donner une réponse concrète aux pays engagés dans un processus de transition démocratique. S’élevant à 7 millions d'euros sur une durée de quatre ans, il aura pour principal objectif de renforcer les capacités opérationnelles des organisations de la société civile tunisienne et d'améliorer leur environnement institutionnel et légal.

La deuxième Convention, intitulée « Programme d'Appui à la Compétitivité des Services » (PACS) aura, quant à elle, pour objectif de renforcer la mise à niveau du secteur des services en Tunisie dans le cadre de l'ouverture du marché des services, afin de renforcer en particulier la compétitivité des entreprises tunisiennes dans des secteurs cibles, comme la santé, les technologies d'information et communication, la logistique et les services professionnels aux entreprises. Toujours sur 4 ans (2012-2015), ce programme prévoit un appui direct à plus de 400 entreprises pour une enveloppe globale de 20 millions d’euros.

 

Appel à l'ONU pour contraindre Bachar Al-Assad à quitter le pouvoir en Syrie

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Les pays arabes et occidentaux réunis à Paris ont demandé vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution contraignante comportant une menace de sanctions contre Damas, au moment où le monde apprenait la défection d'un très haut gradé proche de Bachar al-Assad.
Alors que s'ouvrait la conférence des Amis du peuple syrien, la défection il y a trois jours du général Mounaf Tlass, ami d'enfance du président syrien, était annoncée à Damas par une source proche du pouvoir. Il s'agit de l'officier supérieur le plus prestigieux à faire défection depuis le début en mars 2011 de la révolte contre Bachar al-Assad, ce qui porte un "coup énorme" au régime, selon le Conseil national syrien (CNS).

A Paris, la centaine de pays occidentaux et arabes et organisations, réunis pour la troisième fois au sein du groupe des Amis du peuple syrien, ont en tête de leurs conclusions "tenu à souligner que Bachar al-Assad devait abandonner le pouvoir".

Dans ce cadre, ils demandent au Conseil de sécurité de "jouer son rôle (...) en adoptant d'urgence" une résolution "sous chapitre VII", c'est à dire contraignante, pour faire appliquer les accords internationaux sur une transition politique à Damas.
 

Les Européens félicitent Mohamed Morsi et salue un jour "historique" pour l'Egypte

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Les Européens ont salué dimanche l'élection du candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi comme premier président de l'Egypte après la chute d'Hosni Moubarak.
L'Union européenne a qualifié la victoire de M. Morsi d'"historique pour le pays et pour la région". Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, s'est déclarée disposée à "travailler avec le président Morsi"et l'a appelé à "tendre la main à tous les autres groupes politiques et sociaux".

Le président français François Hollande a quant à lui assuré que la France est "prête à travailler" avec M. Morsi. "Il importe aujourd'hui que la transition, commencée en février 2011, se poursuive", estime-t-il, afin que "s'établisse en Egypte un système politique démocratique et pluraliste et un Etat de droit garantissant les libertés civiles et politiques de tous les citoyens comme des minorités".

A Londres, le ministre des affaires étrangères William Hague a évoqué un "moment historique pour l'Egypte", se réjouissant de l'engagement de M. Morsi à former un gouvernement ouvert.

Enfin, pour Rome, l'élection de M. Morsi "est un pas en avant pour consolider les institutions et renforcer l'amitié" avec l'Italie.
 

Élection présidentielle en Égypte

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Près d'un an et demi après le départ d'Hosni Moubarak, des millions d'Egyptiens, déterminés à mettre un terme à des années de régime autoritaire, patientaient mercredi, parfois pendant des heures, devant les bureaux de vote du pays pour choisir librement leur premier président.

Treize candidats se présentent au premier tour de la présidentielle, qui a débuté mercredi à 8h, pour deux jours. Parmi eux: des figures du régime Moubarak qui promettent la stabilité, des islamistes qui cherchent à consolider leur pouvoir politique, mais aussi des libéraux. Cinquante millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour les départager.

Aucun candidat ne semblant en mesure d'obtenir plus de 50% des voix, un deuxième tour devrait avoir lieu les 16 et 17 juin entre les deux qui arriveront en tête. Le vainqueur serait alors proclamé le 21 juin.

 


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Chroniques

Usine Renault au Maroc : un exemple de « Co-localisation » ?

Par Ahmed AZIRAR
L’inauguration de l’usine Renault de Tanger ce jeudi 9 Février intervient dans un contexte particulier. Côté français, elle intervient dans un environnement de crise  exacerbée  et de débat électoraliste animé en France au sujet de la relocalisation et du « produire national », du protectionnisme et  de la dé-mondialisation. Côté marocain, l’on se réjouit de cet investissement stratégique, et l’on veut affirmer sa vocation à servir à la fois les intérêts du royaume et ceux de la France.
Finalement, le groupe automobile Renault confirme bel et bien son engagement  industriel au  Maroc. Non sans raisons. Il conforte sa présence commerciale et industrielle (SOMACA), et inaugure une usine qui devrait vite devenir une unité  pilote du groupe  tant par ses volumes fabriqués que par sa rentabilité ou ses choix environnementaux, notamment en matière de forte diminution des consommations d’eau et des rejets de CO2.

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Avis de tempête dans le Golfe

 Par Jacques Charmelot

Le retrait américain d’Irak à la fin du mois de décembre dernier a radicalement changé la donne dans la région la plus fragile et la plus stratégique du monde : le Golfe. Arabique, pour les uns, Persique pour les autres, il est pour l’ensemble de l’économie mondiale assoiffée de pétrole une véritable veine jugulaire. Les Etats-Unis et leurs alliés, notamment l’Arabie Saoudite, le Qatar et Bahreïn, y sont engagés depuis plus de 30 ans dans un périlleux bras de fer avec la République islamique d’Iran. Les mois qui viennent seront décisifs, et les risques sont réels que cette confrontation de basse intensité ne se transforme en un véritable conflit, comme aux pires moments de la guerre entre l’Irak et l’Iran.

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Les enjeux géopolitiques de la révolution syrienne

Par Khaled ISSA

Plus de huit mois de soulèvement populaire en Syrie, plus de quatre mille morts, des milliers de blessés et de disparus, d’innombrables arrestations et des réfugiés dans les pays limitrophes. Les pressions et les sanctions se multiplient. D’autres s’annoncent tous les jours de la part des puissances occidentales et arabes. Les protestataires continuent de défier le régime du président Bachar ALASSAD. Mais ce dernier tient encore solidement en mains les commandes de l’appareil répressif, et paraît loin de faire des concessions démocratiques fondamentales au peuple syrien.

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« Il faut voir dans [les révolutions arabes] une chance formidable de refonder la relation euro-méditerranée
[Jean-Pierre Filiu]
 Entretien avec Jean-Pierre Filiu, Professeur à Sciences Po (Paris) réalisé le 14 novembre par la Fondation Robert Schuman à l'occasion de la parution chez Fayard de son livre "La révolutions arabe : dix leçons sur le soulèvement démocratique".

 1) Votre livre représente sans doute la première tentative d’interprétation systématique des révolutions démocratiques qui sont en train de bouleverser le monde arabe. Quelle est, selon vous, la signification d’un tel événement

historique ?
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Fragments de carnets de Beyrouth, revus et corrigés.
par Pouria Amirshahi
Du 31 octobre au 4 novembre, je me suis rendu à Beyrouth. Invité par le Salon du livre francophone j’ai présenté mes réflexions, et celle du parti socialiste, sur un projet politique francophone...J’en ai profité pour rencontrer les partis politiques représentés au Parlement libanais et, enfin, aider nos candidats pour la 10ème circonscription des français de l’étranger. Et découvrir un pays absolument singulier et fascinant... Ces fragments de carnets ont été, pour l’essentiel, publiés sur facebook. Mais tout le monde n’est pas sur facebook ; de plus, un peu de recul me permet de relire et de compléter. Bonne lecture...
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Le nouveau Maghreb : pour un programme ambitieux de coopération
par Patrick Martin-Genier
Ne pas décevoir les espoirs démocratiques

Les espoirs nés des révolutions qui ont mis à bas des régimes brutaux et corrompus ne doivent pas être déçus ou venir s’échouer sur les rives paisibles de la Méditerranée comme si rien ne s’était passé.

Lorsque des peuples ont vécu des dizaines d’années sous l’oppression, les réflexes démocratiques n’existent pas et le risque est souvent que d’anciennes pratiques demeurent. En fin de compte, il ne faudrait pas que les nouveaux régimes qui se mettent en place, au nom de certaines habitudes de gouvernance, renoncent à court ou moyen terme à instaurer un véritable régime démocratique à l’occidentale. Ainsi, des élections au suffrage universel, moyennant le temps nécessaire à la mise en place de ces élections, devraient avoir lieu le plus rapidement possible, débouchant, si possible, sur une assemblée constituante chargée d’élaborer de nouvelles constitutions prévoyant un régime où les pouvoirs seraient équilibrés.
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Les leçons de l'opération en Libye

par Edouard Pflimlin

Edouard PfimlinLa campagne militaire en Libye contre le régime despotique et sanguinaire du colonel Mouammar Kadhafi est en train de s'achever, les derniers bastions tenus par les séides du régime honni devraient tomber assez rapidement.

Quels enseignements peut-on en tirer sur le plan militaire ?

Sur le plan politique, le fait marquant est la retenue des Etats-Unis d'Obama. Confrontés à une grave crise économique et des situations difficiles pour leurs troupes à gérer en Irak et Aghanistan, ils ont laissé le leadership des Européens pour les opérations militaires.

La crise libyenne a donc montré et confirmé une tendance qui se dessine depuis quelques temps outre-Atlantique : l'effacement progressif de l'intérêt américain vis-à-vis de l'Europe, souligne Isabelle Lasserre dans Le Figaro (Isabelle Lasserre, "L'Europe passe l'épreuve du feu", Le Figaro, 24 août 2011). Ils ont très vite mis fin à la participation de leurs avions de combat, fournissant notamment des drones et des avions-ravitailleurs.
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Le printemps arabe, un hiver pour les noirs africains ?
Par Pouria AMIRSHAHI
Depuis plusieurs mois, nous avons pu assister à des assassinats de noirs africains présentés comme des mercenaires. Ces atrocités épouvantables ne renvoient pourtant pas à la seule situation de guerre et ne sauraient, de ce fait, être considérées comme une parenthèse qui se refermera d’elle-même. Par le passé déjà, des massacres de noirs africains ont eu lieu en Libye. Il n’était alors pourtant pas question de mercenaires.
En septembre et octobre 2000, des pogroms contre les travailleurs immigrants furent perpétrés en Libye et 130 à 500 Africains sub-sahariens furent tués à Zawiya, lynchés dans des conditions particulièrement atroces puisque certains d’entre eux furent attachés et trainés derrière des voitures jusqu’à ce que mort s’en suive. D’autres furent arrêtés à Tripoli et déportés dans le désert. Pour fuir la persécution, des milliers de travailleurs venus du Niger, du Mali, du Nigeria et du Ghana, du Tchad et du Soudan, s’enfuirent vers le sud de la Libye. Nombreux sont ceux qui furent arrêtés sur les routes du Sahara par le régime de Kadhafi et transportés dans des camps militaires libyens et des prisons à Janzoura, en banlieue de Tripoli, à Sabha, à Aghate où ils furent maltraités. D’après certains observateurs refugiés en France, beaucoup y seraient toujours injustement détenus.
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Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a appelé mercredi 8 décembre à une « relation apaisée » entre la France et l'Algérie où il a effectué une visite destinée à désamorcer une crise bilatérale d'une rare gravité.
RFI, 8 décembre 2021 à 21:21
Si la loi 103.13 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes a permis d'enregistrer quelques avancées, ce sont ses propres dispositions qui freinent l'élan de cette lutte et le rendent moins efficace, selon les premiers éléments recueillis trois ans après son entrée en vigueur.
Yabiladi, 8 décembre 2021 à 16:50
Si la loi 103.13 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes a permis d'enregistrer quelques avancées, ce sont ses propres dispositions qui freinent l'élan de cette lutte et le rendent moins efficace, selon les premiers éléments recueillis trois ans après son entrée en vigueur.
Yabiladi, 8 décembre 2021 à 16:50
Jusqu'à 16h ce mercredi, 145 cas du nouveau coronavirus ont été enregistrés au Maroc. Ainsi, le total de personnes infectées depuis le début de la crise sanitaire dans le pays a atteint 950 946. Par ailleurs, 24 449 866 personnes ont reçu, jusqu'à aujourd'hui, la première dose du vaccin contre la Covid-19, alors que 22 746 994 ont reçu la deuxième et 1 896 575 ont reçu la troisième.
Yabiladi, 8 décembre 2021 à 15:53
Un total de 145 nouveaux cas d'infection au nouveau coronavirus (Covid-19) et de 242 guérisons a été enregistré au Maroc dans les dernières 24 heures, tandis que 1 896 565 personnes ont reçu la 3ème dose, a indiqué Mercredi le ministère de la Santé.
La Vie éco, 8 décembre 2021 à 15:16
Le Comité du patrimoine culturel immatériel de lOrganisation des Nations Unies pour léducation, la science et la culture (Unesco), se réunira en ligne, du 13 au 18 décembre, pour examiner 55 nouvelles demandes d'inscription soumises par les États parties, dont celle de la «Tbourida», présentée par le Maroc en vue de son inscription à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, apprend-on auprès de lUnesco.
Yabiladi, 8 décembre 2021 à 15:00
Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à létranger, Nasser Bourita, a rencontré mercredi à Londres la ministre britannique des Affaires étrangères du Commonwealth et du développement, Liz Truss, dans le cadre de la 3e session du dialogue stratégique Maroc-Royaume-Uni.
Yabiladi, 8 décembre 2021 à 14:38
Trois universitaires ont été incarcérés et deux laissés en liberté provisoire sous caution
20 Minutes, 8 décembre 2021 à 14:32
Le Maroc et le Royaume-Uni ont tenu, mercredi à Londres, la première session de leur Conseil d'Association qui permettra d'approfondir leur coopération économique.
La Vie éco, 8 décembre 2021 à 13:45
Le Maroc et le Royaume-Uni ont fait part, mercredi à Londres, de leur ambition d'approfondir leur dialogue et leur collaboration dans le domaine "de plus en plus important" de la cybersécurité.
La Vie éco, 8 décembre 2021 à 14:02
Alvinet

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